Exérèse de névrome de Morton à Béthune

Chirurgiens spécialistes du pied près de Lille

Qu'est-ce que le névrome de Morton ?

Chirurgie du pied près de Lille

Le névrome de Morton est une affection fréquente de l’avant-pied. Il correspond à une irritation chronique d’un nerf digital plantaire situé entre deux métatarsiens, le plus souvent entre le troisième et le quatrième orteil. Cette irritation entraîne un épaississement fibreux autour du nerf, responsable de douleurs parfois très intenses. Le névrome de Morton touche plus souvent les femmes que les hommes et peut être favorisé par le port de chaussures étroites ou à talons hauts.

Causes et mécanismes du névrome de Morton

Spécialistes du pied à Béthune

La douleur du névrome de Morton est liée à une compression mécanique du nerf interdigital. Cette compression résulte souvent d’un excès de pression dans l’avant-pied, lié à une morphologie particulière du pied (pied creux, métatarsien long) ou au port de chaussures serrées. Les microtraumatismes répétés, notamment lors d’activités sportives comme la course à pied, peuvent aussi être à l’origine de cette pathologie. Avec le temps, l’inflammation entraîne une fibrose locale qui accentue la compression nerveuse.

Cap sur le mouvement

Exérèse de névrome de Morton à Béthune

CAP ORTHO - Chirurgiens orthopédistes

Symptômes

Le symptôme principal est une douleur vive dans l’avant-pied, souvent décrite comme une brûlure, une décharge électrique ou une sensation de caillou dans la chaussure. Cette douleur peut irradier vers les orteils voisins et s’aggraver lors de la marche ou du port de chaussures étroites. Dans certains cas, un engourdissement ou des fourmillements sont ressentis dans les orteils concernés. L’évolution spontanée n’est généralement pas favorable et la gêne peut devenir invalidante.

Diagnostic

Le diagnostic repose avant tout sur l’examen clinique. Le chirurgien recherche une douleur localisée à la palpation entre les métatarsiens et peut reproduire les symptômes en comprimant l’avant-pied. Les examens d’imagerie, comme l’échographie ou l’IRM, permettent de confirmer la présence du névrome et d’éliminer d’autres causes de douleur de l’avant-pied.

Traitement non chirurgical

Au début de la maladie, un traitement conservateur peut être tenté. Le port de chaussures larges et confortables, associé à des semelles orthopédiques avec un soutien de l’avant-pied, permet parfois de réduire la douleur. Les infiltrations de corticoïdes au niveau du névrome peuvent également soulager temporairement les symptômes. Toutefois, lorsque ces mesures échouent ou que la douleur persiste, le traitement chirurgical devient nécessaire.

Principe de l’exérèse chirurgicale

L’exérèse du névrome de Morton consiste à retirer le segment de nerf épaissi et douloureux. L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale, par une incision soit sur le dessus (voie dorsale), soit sous la plante du pied (voie plantaire), selon la préférence du chirurgien. Le névrome est identifié puis retiré, ce qui supprime la zone de compression responsable de la douleur.

Suites opératoires

Après l’intervention, la marche est généralement autorisée rapidement, avec une chaussure postopératoire adaptée pour protéger l’avant-pied. La reprise de l’appui complet est progressive, en fonction de la cicatrisation. Les fils de suture sont retirés au bout de deux à trois semaines. Une rééducation peut être prescrite pour améliorer la souplesse de l’avant-pied et retrouver un déroulement du pas harmonieux. La reprise des activités sportives se fait habituellement après quelques mois.

Résultats attendus

L’exérèse du névrome de Morton permet dans la majorité des cas une disparition durable des douleurs et une amélioration significative du confort au chaussage et à la marche. Une zone d’engourdissement au niveau des orteils concernés peut persister, car le nerf est sectionné lors de l’intervention. Cet effet secondaire est généralement bien toléré par les patients et sans conséquence sur la fonction du pied.

Complications possibles

Comme toute chirurgie, cette intervention comporte certains risques. Les complications possibles sont l’infection, le retard de cicatrisation, la persistance d’une douleur résiduelle ou la formation d’un névrome cicatriciel. Ces complications restent peu fréquentes et sont limitées par une technique adaptée et un suivi postopératoire rigoureux.

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