Arthrose de l'épaule (Omarthrose) et Prothèse d'épaule à Béthune
Chirurgiens spécialistes de l'épaule près de Lille
Qu'est-ce que l’arthrose de l’épaule ?
Chirurgie de l'épaule près de Lille
L’arthrose de l’épaule est une usure progressive du cartilage articulaire qui recouvre la tête de l’humérus et la cavité glénoïde de l’omoplate. Cette dégradation entraîne un frottement des surfaces osseuses, provoquant douleurs, raideur et limitation de la mobilité. Lorsque l’arthrose est avancée et invalidante, la mise en place d’une prothèse d’épaule peut être envisagée. La prothèse remplace les surfaces articulaires usées et permet de restaurer la mobilité, la force et la fonction de l’épaule, tout en réduisant la douleur.
Causes et facteurs de risque d'une rupture de l’arthrose de l’épaule
Spécialistes de l'épaule à Béthune
L’arthrose de l’épaule survient principalement avec l’âge, en raison de l’usure naturelle du cartilage. Les traumatismes antérieurs, tels que fractures de l’humérus ou luxations de l’épaule, peuvent accélérer le processus. Les ruptures anciennes de la coiffe des rotateurs, les maladies inflammatoires articulaires et certaines anomalies anatomiques prédisposent également à l’omarthrose centrée et/ou excentrée. Les patients présentant une activité physique ou professionnelle sollicitant intensément l’épaule peuvent développer plus rapidement une usure articulaire.
Cap sur le mouvement
Arthrose de l'épaule (Omarthrose) et Prothèse d'épaule à Béthune
CAP ORTHO - Chirurgiens orthopédistes
Symptômes de l’arthrose de l’épaule
Les symptômes apparaissent progressivement et incluent des douleurs localisées à l’épaule, souvent aggravées par les mouvements au-dessus de la tête ou lors de la nuit. La mobilité diminue, et les gestes quotidiens comme se coiffer, s’habiller ou porter des objets deviennent difficiles. Dans les formes avancées, la force musculaire peut être réduite et l’amplitude des mouvements limitée (perte de force et amplitudes articulaire). L’arthrose peut également entraîner des craquements articulaires perceptibles lors des mouvements de l’épaule.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie. Le chirurgien évalue la mobilité, la force et la douleur à l’épaule, et recherche des signes d’instabilité ou de limitation fonctionnelle. Les radiographies standard permettent d’apprécier l’usure du cartilage et la déformation des surfaces osseuses. L’IRM ou l’Arthroscanner complètent l’évaluation en particulier pour analyser l’état des tendons de la coiffe des rotateurs et des tissus mous environnants. Ces examens permettent de déterminer la nécessité et le type de prothèse à envisager (anatomique ou inversée).
Traitement chirurgical : Prothèse d’épaule
La chirurgie consiste à remplacer les surfaces articulaires usées par une prothèse adaptée à l’anatomie et aux besoins fonctionnels du patient.
Cette chirurgie pratiquée par le Dr DEHL :
- S’appuie sur une planification préopératoire personnalisée
- Utilisation des guides sur mesure moderne
- Utilisation de technologies d’assistance chirurgicale (navigation, systèmes informatisés, ou robot-assistance selon indication).
Deux types de prothèse d’épaule peuvent être proposés au patient :
- Prothèse totale anatomique lorsque la coiffe des rotateurs est fonctionnelle, celle-ci permet de recréer l’anatomie du patient.
- Prothèse totale de l’épaule inversée lorsque la coiffe des rotateurs est lésée ou insuffisante. La prothèse inversée permet au deltoïde de compenser la perte de fonction de la coiffe et de restaurer la mobilité.
L’objectif principal est de réduire la douleur, de restaurer la fonction de l’épaule et de permettre la reprise des gestes quotidiens.
Protocole préopératoire :
Lors de la consultation préopératoire, le Dr Dehl réalise un examen clinique complet, différentes radiographies et un scanner sont réalisés pour mieux caractériser l’omarthrose et choisir la prothèse adéquate.
Une consultation de cardiologie est souvent demandée.
Lors de cette consultation le docteur Dehl met en place son protocole du suivi post-opératoire (coordination de soins par des équipes infirmières à domicile qui permettent au patient d’avoir tout ce dont il a besoin quelques jours avant l’intervention)
Un hôpital de jour pour le protocole RAC (récupération améliorée après chirurgie) est organisé au patient bénéficie d’une consultation de pré-anesthésie, rencontre de l’équipe de kinésithérapie et les équipes infirmières qui s’occupant du patient pendant son séjour.
L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale et se fait généralement en ambulatoire.
Suites opératoires et récupération
Après l’intervention chirurgicale (arthroplastie), l’épaule est immobilisée temporairement à l’aide d’une attelle spécifique (généralement en rotation neutre). Cette mise au repos remplit un double rôle : un but antalgique par la réduction des tensions nociceptives, et un but de protection structurel indispensable à la phase de cicatrisation initiale (phase inflammatoire puis proliférative) des tissus mous péri-articulaires, notamment le tendon du sous-scapulaire ou la coiffe des rotateurs selon la voie d’abord.
La rééducation fonctionnelle suit un protocole strict et précoce, basé sur la mécano-transduction pour orienter favorablement les fibres de collagène :
- La phase passive initiale : Elle sollicite la mobilité articulaire sans contraction musculaire volontaire, préservant ainsi les ancrages tendineux et l’interface os-prothèse tout en luttant contre l’enraidissement et la fibrose capsulaire.
- La phase active-aidée puis active pure : Introduite dès la phase de consolidation tissulaire, elle vise le réveil musculaire, le recrutement des stabilisateurs de la scapula et le renforcement progressif des muscles moteurs (deltoïde, muscles de la coiffe).
La récupération cinétique et fonctionnelle complète s’étend sur plusieurs mois. Elle repose sur la restauration de la proprioception (sens de la position de l’articulation) et nécessite un suivi clinique et radiologique régulier. Ce monitorage permet de contrôler l’ostéointégration (ou la tenue du ciment biologique), de vérifier l’absence de descellements ou de subluxations, et de mesurer objectivement les gains d’amplitudes (flexion, rotations) et de force contractile.
La reprise des activités de la vie quotidienne (AVQ) s’organise selon une courbe de progression guidée par le contrôle moteur. En revanche, la reprise des activités professionnelles à forte sollicitation mécanique ou des sports à impact est strictement encadrée. Ce contrôle rigoureux est indispensable pour prévenir les risques de conflit sous-acromial, d’usure prématurée des composants en polyéthylène ou de fatigue des implants (phénomènes de stress shielding).