Traitement de l'arthrose de hanche (Coxarthrose) à Béthune

Chirurgiens spécialistes de la hanche près de Lille

Qu’est-ce que l’arthrose de hanche ?

Chirurgie de la hanche près de Lille

L’arthrose de hanche, ou coxarthrose, est une maladie dégénérative chronique qui se caractérise par l’usure progressive et irréversible du cartilage de l’articulation de la hanche. Située à la jonction entre le fémur et le bassin, la hanche est une articulation porteuse majeure, soumise à de fortes contraintes mécaniques au quotidien.

Le rôle du cartilage est d’assurer un glissement fluide et indolore des surfaces osseuses entre elles. Lorsque ce tissu protecteur s’amincit, se fissure puis disparaît, les os entrent en contact direct. Ce phénomène mécanique frotte et irrite l’articulation, entraînant des douleurs, une raideur progressive et une baisse significative de la mobilité. La coxarthrose représente l’une des causes principales de consultation en chirurgie orthopédique et d’altération de la qualité de vie chez l’adulte.

À Caportho, au sein de la Clinique Anne d’Artois, les Dr BULAÏD et Dr DEHL proposent une prise en charge moderne, sécurisée et personnalisée, du premier rendez-vous jusqu’à la récupération complète.

Anatomie et fonctionnement de la hanche

Spécialistes de la hanche à Béthune

La hanche (articulation coxo-fémorale) est une articulation de type « sphère et cotyle », reliant le membre inférieur au tronc. Elle est composée de deux structures osseuses principales :

  • La tête fémorale : L’extrémité supérieure du fémur, de forme sphérique.
  • L’acétabulum (ou cotyle) : Une cavité creuse située dans l’os du bassin, dans laquelle vient se loger la tête fémorale.

Pour stabiliser ce complexe, un anneau fibro-cartilagineux appelé labrum entoure le cotyle, tandis qu’une puissante capsule articulaire et des ligaments maintiennent l’ensemble. En l’absence de cartilage sain, la mécanique se grippe. Pour compenser la perte d’épaisseur, l’os sous-jacent réagit en se densifiant (ostéosclérose sous-chondrale) et en produisant des excroissances osseuses anormales à la périphérie de l’articulation : les ostéophytes (communément appelés « becs de perroquet »).

Cap sur le mouvement

Traitement de l'arthrose de hanche (Coxarthrose) à Béthune

CAP ORTHO - Chirurgiens orthopédistes

Causes et facteurs de risque

La coxarthrose peut être primitive (sans cause évidente, liée au vieillissement naturel) ou secondaire à des facteurs anatomiques ou traumatiques précis :

  • L’âge et la génétique : Le vieillissement tissulaire et les prédispositions familiales augmentent le risque d’apparition.
  • Les anomalies anatomiques (dysplasies) : Des malformations architecturales de naissance de la hanche (insuffisance de couverture de la tête fémorale, conflit fémoro-acétabulaire) induisent des hyper-pressions localisées qui accélèrent l’usure du cartilage.
  • Les antécédents traumatiques : Une ancienne fracture du bassin, du col du fémur, ou une luxation de hanche peuvent endommager la surface articulaire et déclencher une arthrose secondaire quelques années plus tard.
  • La surcharge mécanique : Le surpoids (IMC élevé) ainsi que le port répété de charges lourdes (métiers de force) augmentent les forces de pression subies par l’articulation.

Symptômes et évolution

Le maître-symptôme de l’arthrose de hanche est la douleur (coxalgie). Elle présente des caractéristiques bien spécifiques :

  • Localisation : Elle se situe le plus souvent dans le pli de l’aine ou dans la fesse. Elle peut parfois irradier vers le devant de la cuisse et descendre jusqu’au genou, ce qui trompe régulièrement les patients sur l’origine réelle du problème.
  • Rythme mécanique : La douleur augmente à la marche, lors de la station debout prolongée ou dans les escaliers, et s’apaise au repos. Elle entraîne un dérouillage matinal (raideur pendant les premières minutes après le réveil).
  • Perte de mobilité : Le patient éprouve des difficultés croissantes à effectuer les gestes du quotidien, comme mettre ses chaussettes, couper ses ongles de pieds, enfiler un pantalon ou sortir d’une voiture basse.

L’évolution de la coxarthrose se fait généralement sur plusieurs années, alternant entre des phases de fond chroniques tolérables et des poussées congestives aiguës (crises inflammatoires très douloureuses). À un stade avancé, la boiterie devient permanente et le périmètre de marche s’en trouve sévèrement réduit, impactant l’autonomie.

Diagnostic de l'arthrose de hanche

Le diagnostic de certitude est simple et rapide. Il repose sur l’association d’un examen clinique et d’un bilan radiologique standard.

  • L’examen clinique : Le chirurgien évalue la marche (recherche d’une boiterie d’esquive), mesure les amplitudes articulaires passives (la rotation interne et l’abduction sont souvent les premiers mouvements limités) et teste les points douloureux.
  • La radiographie de hanche (Bilan coxofémoral et bassin de face en charge) : C’est l’examen de référence. Il permet d’objectiver directement les quatre signes radiologiques cardinaux de l’arthrose :
    1. Le pincement de l’interligne articulaire (preuve de la perte de cartilage).
    2. L’ostéosclérose sous-chondrale (l’os devient plus blanc sous la zone d’usure).
    3. Les géodes d’hyper-pression (trous dans l’os).
    4. Les ostéophytes périphériques.

L’IRM ou le scanner ne sont généralement pas nécessaires pour poser le diagnostic, mais peuvent être demandés en cas de doute avec une ostéonécrose de la tête fémorale ou pour planifier précisément une chirurgie difficile.

Prise en charge et traitements

1 – Le traitement médical (conservateur)

Le traitement initial est toujours médical et vise à soulager la douleur et à freiner l’évolution de la maladie. Il n’existe pas de traitement permettant de recréer le cartilage détruit.

  • Mesures hygiéno-diététiques : Perte de poids en cas de surcharge, maintien d’une activité physique régulière douce (vélo, natation) pour entretenir la souplesse articulaire et la musculature.
  • Médication : Utilisation d’antalgiques (paracétamol) ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) lors des poussées douloureuses. Les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL) peuvent également être prescrits.
  • Infiltrations : En cas de crise rebelle, une infiltration intra-articulaire de corticoïdes ou d’acide hyaluronique (viscosupplémentation) peut être réalisée, souvent sous contrôle radiologique ou échographique pour garantir la précision du geste.
  • Kinésithérapie : Axée sur les étirements capsulo-musculaires et le renforcement des muscles stabilisateurs de la hanche (fessiers).

2 – L’indication chirurgicale : La Prothèse Totale de Hanche (PTH)

Lorsque les traitements médicaux ne parviennent plus à contrôler les symptômes, que le périmètre de marche s’effondre et que la qualité de vie est altérée, l’intervention chirurgicale devient nécessaire.

Le traitement de référence de la coxarthrose évoluée est la pose d’une Prothèse Totale de Hanche (PTH).

L'intervention chirurgicale

La chirurgie consiste à remplacer les surfaces articulaires usées par des composants artificiels de haute technologie :

  • Une tige métallique insérée dans le canal du fémur, surmontée d’une bille (en céramique ou en métal).
  • Une cupule ancrée dans l’os du bassin (acétabulum), contenant un insert (en polyéthylène hautement réticulé ou en céramique) pour permettre un glissement parfait et ultra-résistant à l’usure.

À la Clinique Anne d’Artois, l’intervention bénéficie des protocoles modernes de chirurgie mini-invasive (préservant les muscles et les tendons pour une récupération plus rapide) et de protocoles d’analgésie ciblés (RAAC) permettant de limiter drastiquement la douleur post-opératoire.

Suites post-opératoires et récupération

Grâce aux progrès des techniques de chirurgie et d’anesthésie, les suites opératoires sont simples et standardisées :

  • Le premier lever : Il est réalisé dès le jour même de l’intervention ou le lendemain matin avec l’aide des kinésithérapeutes. L’appui total sur la jambe opérée est immédiatement autorisé.
  • L’hospitalisation : Elle est courte (généralement de 1 à 2 jours) et peut, sous certaines conditions strictes d’autonomie et d’entourage, s’envisager en chirurgie ambulatoire (sortie le jour même).
  • La rééducation à domicile : Le retour direct au domicile est la règle. Le patient poursuit la marche avec l’aide de deux cannes pendant 2 à 3 semaines, le temps que la cicatrisation musculaire s’installe. Des séances de kinésithérapie à domicile puis en cabinet permettent de retrouver rapidement une démarche fluide.
  • Reprise des activités : La conduite automobile est généralement reprise entre la 4e et la 6e semaine. Les activités de loisirs douces (marche, vélo) se réinstallent au bout de 2 mois, offrant aux patients un retour à une vie normale, totalement libérée des douleurs de l’arthrose.
Défiler vers le haut